Bienvenue sur ce blog. Pour suivre le fil de l'histoire si vous n'êtes jamais venu.e, le mieux est de cliquer sur le libellé « Présentation et entrée en scène des personnages importants de l'histoire ». Vous pouvez ensuite bifurquer par exemple vers « la Geste de Lyon 2 », « 22 les v'là - tonfa company story », « Autofiction », ou encore feuilleter les saynètes de votre choix dans « Les saynètes du crea'tif ».

Ou bien aller fureter, selon vos goûts et envies, dans les libellés thématiques : « Anthropologie », « Réflexions théoriques », « Micro-histoire (microstoria) », « Plaint'if : la plainte de Lyon 2 », « Revendica'tif », « Féminisme », ou encore « Etre victime ? Débat sur "l'être victime" et ses parcours - à partir de l'exemple de l'inceste ».

Tous les libellés sont visibles plus bas dans la page, colonne située sur votre droite.
Bien sûr, n'oubliez pas de commencer par les billets du bas de l'écran.


Bonne lecture à vous, espérant qu'elle vous sera plaisante.

jeudi 29 novembre 2012

Panthera uncia : "pedigree"

Courriel du 9 septembre 2010, 21h53 (version intégrale)
Objet : Pedigree.
Cher lecteur, chère lectrice,
Avant de passer à la scène suivante,
De l’histoire fictive qui n’a rien à voir
Avec nous, toi, moi, et les autres, comme cela a déjà été signifié,

Il me faut te narrer
Le pedigree
De la bête. Ce, afin de couper cours aux rumeurs, déjà énumérées, qui circulent sur cet être,
Dans l’université.

Las, eh oui, cela signifie
Que nous allons encore devoir franchir
L’entrée de ce lieu
Inhospitalier
Perdu au milieu de la brousse,
Que dis-je, la cambrousse,

mercredi 14 novembre 2012

"Refrain"

Courriel du 18 août 2010

Objet : Entracte, ou refrain.



Comme en écho à la fin qui fait du bien :
 
un extrait de L'histoire sans fin.
 
"La petite impératrice lut ce qui était en train de s'écrire, et c'était précisément ce qui se passait à l'instant même, à savoir : "la petite impératrice lut ce qui était en train de s'écrire...".

"Tu notes tout ce qui arrive, dit-elle.
- Tout ce que je note arrive", fut la réponse. (...)
- Toi et moi, demanda-t-elle, et tout le pays fantastique - tout est consigné dans ce livre ?"

Il écrivit et en même temps elle perçut sa réponse :


samedi 20 octobre 2012

L'once arrive à Lyon 2...

Courriel du 27 août 2010, 17H49
 
L’once est, tout comme un autre protagoniste important de l'histoire à laquelle plein de monde me dit ne rien comprendre, elle aussi, revenue du désert.
 Entre ses crocs, une peau de vipère, et… le précieux venin, bien sûr.

Trottinant par monts et par vaux, l’once arrive dans ce pays aux odeurs étranges, pas très agréables à vrai dire.
 Ce pays où certaines personnes l’ont traitée de « bohémienne ».






dimanche 7 octobre 2012

"L'enfant héroïque" : récit


L’enfant héroïque
 
 
 
C’est un matin comme tous les matins.
Gris.
Il faut se lever, vivre hélas. Vivre : se lever est si lourd. Le réel, le poids du réel, le poids d’une vie. Une vie de quoi ? huit ans d’âge, peut-être, ou neuf.

L’enfant héroïque prend son courage à deux mains et, puisqu’il le faut bien, se lève.

jeudi 4 octobre 2012

Variations autour de la voix off - II - Dédié à Jean-Hugues Déchaux, sociologue spécialiste reconnu ès parenté


(on trouvera des précisions sur Jean-Hugues Déchaux, faites par lui en personne, ici)


Courriel du 11 juillet 2010, 19h07


« Etant donné que ce qui est premier pour moi, ce sont précisément des récurrences, étant donné également qu’il me semblait difficile de faire de nombreux entretiens de durée « classique », car j’avais l’impression qu’ils ne me permettraient pas d’aller au-delà de ces récurrences « évidentes » entre anciennes victimes d’inceste, je compte dans ce mémoire, comparer bien sûr, mais en prenant soin, à l’inverse, de bien relever aussi les singularités, les différences. Ceci me rapproche plus, finalement, d’approches en lien avec l’Histoire, telles celle développée par Franco Ferrarotti : « J’étais particulièrement frappé par le caractère synthétique du récit auto-biographique en tant que pratique de vie. Mais je percevais en même temps le danger de la littéralité, c’est à dire que j’étais freiné et tourmenté par le fait incontestable que la biographie singulière était après tout le récit d’un destin unique et irréductible. » (Franco Ferrarotti, 1983, p. 41), mais, en fait, « Chaque vie humaine se révèle jusque dans ses aspects les moins généralisables comme synthèse verticale d’une histoire sociale. Chaque comportement et acte individuel apparaît dans ses formes les plus uniques comme la synthèse horizontale d’une structure sociale. Combien faut-il de biographies pour atteindre une « vérité » sociologique, quel matériel biographique sera le plus représentatif et nous donnera le premier des vérités générales ? Ces questions n’ont peut-être aucun sens. Parce que – en toute lucidité, allons jusque-là – notre système social est tout entier dans tous nos actes (…), et l’histoire de ce système est tout entière dans l’histoire de notre vie individuelle » (Franco Ferrarotti, 1983, p. 50). » (Perrin,2008, p 13)

là, tout en bas, c’est donc juste un bout d’histoire, c’est l’histoire de quelques auvergnat/e/s et de quelques habitant/e/s  d’un village des Alpes.

Etrange, ce vocabulaire

lundi 10 septembre 2012

L’once (panthera uncia) : premières traces

Fouillant les vieux tiroirs de ma boîte mail, voici ce que je trouve, concernant cet animal, qui s’avérera très bientôt omniprésent dans l’histoire – histoire sans fin, à l’instar de celle de Michael Ende,  car à chaque nouvelle inspiration, peut s’ajouter une nouvelle saynète du CREA’tif. L’écriture est œuvre de vie, elle œuvre à pleins poumons, empêche d’expirer celles et ceux qui la respirent, suivent son inspir.

Voici donc, ici, les premières traces, étranges, énigmatiques, de l’once, retrouvées dans les boîtes mails de différent.e.s chercheurs.euses en sciences sociales, mais aussi d’employé.e.s de l’ANPE (maintenant pôle emploi), et de bien d'autres administrations et entreprises encore, tant les destinataires de mes étranges courriels ont été depuis le départ, et sont toujours, varié.e.s.



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Courriel du 26 juillet 2010, 23h48 (extrait)
Cependant que je parle, enfin écris, se déploie un paysage, émergeant du brouillard matinal : des collines. Une forêt de feuillus. Et puis, des tâches de neige résiduelles.
Et puis, sur les tâches de neige, mais uniquement sur elles, des traces.


Etranges.
De pattes. Mais ce n’est pas le renard : elles sont plus grosses, et sans griffes.
Des pattes sans griffes ?

lundi 20 août 2012

Messire renard, spécial créé pour vous chourer...vos chiffres !

Outre le chipage des graphiques de mon mémoire de recherche, des diagrammes en barre de l'Institut National d'Etudes Démographique prénommés "pyramides des âges", et des multiples courbes illustrant les notes de conjoncture de l'Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques, cet animal terrorise littéralement l'AERES et tou.te.s les autres artisan.e.s de la politique du chiffre ! Et pour cause : il n'est pas carnivore,

Il est statistivore.



Courriel du 13 juillet 2010, 17h02

Objet : Maître corbeau, tenait en son bec un fromage ...



[trouvé in S. Perrin, L’inceste :consistance du silence, 2010, p 29]

... que maître Renard, par l'odeur alléché

Vint lui chourer.

vendredi 10 août 2012

Variations autour de la voix off - I - "Dispositif"

« A la télévision, l’image est asservie à l’hégémonie de la parole tout en étant présentée comme la garantie de sa vérité absolue.
La parole (en particulier du présentateur des journaux télévisés) est première et dernière. Les images ne sont mobilisées que pour authentifier son discours. Elles n’ont qu’une fonction illustrative.
(…) Ainsi, nous ne voyons pas les images, tant elles sont saturées de sons, encombrées de commentaires directifs. Nous ne « regardons » pas à proprement parler la télévision. Nous l’écoutons. Il est facile de réaliser cette expérience pendant quelques secondes : fermons les yeux, nous nous apercevons que les images ne nous manquent nullement (…).

Elle n’est le regard de personne qui ne s’adresse à personne en particulier.

Le dispositif de domination télévisuelle est un dispositif de dissimulation constitué de telle façon qu’il ne peut jamais être pris en défaut. Il fait croire, par une opération de dénégation appelée stratégiquement « communication », « information » ou, plus cyniquement encore, « devoir d’information », que ce qui est présenté (…) est la vérité à l’état pur.
(…)
La télévision n’est pas seule, il s’en faut, à procéder de la sorte »

François Laplantine, Le sujet, essai d’anthropologie politique, Ed. Téraèdre, 2007, p 40-41


Voilà exposé, en quelques lignes, ce qu’est la voix off, qui n’est en effet nullement limitée à l’écran télévisé.
Laissons là maintenant parler, après avoir rappelé que sa première apparition sur ce blog est située là : courriels du 9 juillet2010.


Il semblerait en effet qu’elle soit, par voie de courriels, un chouilla contestée, depuis le mois de juillet 2010… comment cela va-t-il tourner ? Suspense… voici ici le début de cet affrontement.

samedi 14 juillet 2012

"Un concert bien particulier" : après la défection des pères de l'Eglise, faisons un tour du côté des féministes institutionnelles


Ce courriel a été posté en juillet 2011, et montre l'état concret du féminisme institutionnalisé aujourd'hui. On saute quelques étapes dans le scénario des saynètes, si bien que les personnages n'ont pas tous été présentés, et que d'autres ont beaucoup évolué (comme la voix off). Le billet sera remis à une autre place plus tard, quand ces personnages auront été présentés via la retranscription ici des courriels ad hoc.
La sororité en actes, la voici donc !

La voix off – Aujourd’hui, nous allons relater un concert. Un concert bien particulier.
Un concert de protestations. Je précise que c’est tout « remasterisé par la voix off », et que l’ordre chronologique des messages est fidèlement retranscrit. Les caractères gras sont des citations texto des propos réels qui sont venus dans ma boîte mail, principalement dans l’après-midi qui a suivi l’intervention de X. Le reste, ce sont les ajouts et précisions que je crois utiles, ainsi que mes interprétations des silences (parce que hormis "ME DESINSCRIRE", ces personnes n'explicitent pas grand chose du fond de leur aversion pour mes messages).