Bienvenue sur ce blog. Pour suivre le fil de l'histoire si vous n'êtes jamais venu.e, le mieux est de cliquer sur le libellé « Présentation et entrée en scène des personnages importants de l'histoire ». Vous pouvez ensuite bifurquer par exemple vers « la Geste de Lyon 2 », « 22 les v'là - tonfa company story », « Autofiction », ou encore feuilleter les saynètes de votre choix dans « Les saynètes du crea'tif ».

Ou bien aller fureter, selon vos goûts et envies, dans les libellés thématiques : « Anthropologie », « Réflexions théoriques », « Micro-histoire (microstoria) », « Plaint'if : la plainte de Lyon 2 », « Revendica'tif », « Féminisme », ou encore « Etre victime ? Débat sur "l'être victime" et ses parcours - à partir de l'exemple de l'inceste ».

Tous les libellés sont visibles plus bas dans la page, colonne située sur votre droite.
Bien sûr, n'oubliez pas de commencer par les billets du bas de l'écran.


Bonne lecture à vous, espérant qu'elle vous sera plaisante.

mardi 21 avril 2015

Saint-Jean, Vieux Lyon


C’est en 1978, par là.
Dans mon quartier,
Y’a des pavés
Pas encore scellés
On s’y prend les pieds.

Dans mon quartier,
Y’a le livreur de charbon, qui passe et pose sa cargaison en bas, dans un grand coffre, dans lequel mes parents vont puiser pour se chauffer, nous chauffer, avec le poële à charbon.
Il amène sur lui, avec lui et après lui, des traces de suie.
Mon quartier est un quartier noir.

C’est en 1978, par là.
Dans mon quartier,
Y’a des pavés
Pas encore scellés
On s’y prend les pieds.
Dans mon quartier,
Y’a des murs
Ils sont pas blancs comme maintenant. Ils sont noirs. D’un noir de suie.
Comme le charbonnier qui vient d’passer.

mardi 24 mars 2015

Lettre ouverte à Madame le Procureur de la République


Merci à chacun.e de relayer et diffuser autant qu'il.elle le souhaitera cette lettre sur les espaces où il.elle a accès : elle nécessite ce concours de votre part, pour être efficace ainsi. Les like ne la diffuseront pas à eux seuls...
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Chère Madame (1),

Vous m’avez fait inculper un 11 juin 2011, parce que la veille, j’avais scotché des affiches faisant l’historique des mouvements étudiants et de leurs répressions sur Lyon 2 depuis 2007 sur un mur situé dans l’enceinte de l'université Lyon 2.
Lyon 2 vous a alors vraisemblablement téléphoné pour se plaindre, et vous avez décidé d’agir...

J’ai pris connaissance de cette inculpation et j’ai signé ce papier le 24 juin 2011. Un vendredi.
Sur le papier, j’étais qualifiée, notamment, de « malveillante ».

Je suis sortie du commissariat et là, le monde est devenu une douleur sidérante, une morsure : celle de l’accusation injuste.


J’étais la victime et vous avez fait, par vos mots, de moi une coupable.

Vous avez été suivie par un tribunal à un juge dont l’huissier appariteur nous a dit, en discutant avec mon avocat : « vous n’avez pas de chance »…avant même le début de l’audience.
Je ne savais pas que la justice avait à voir avec la chance, plutôt qu’avec le juste.

Vous ne connaissez pas, Madame le Procureur, les nuits blanches de l’été 2011. Celles passées dans la rage impuissante face à l’inculpation qui vous cloue.

dimanche 8 mars 2015

Arts les murs présentent... "Violence ordinaire de l’université contemporaine"






Deux créations qui projettent un peu de lumière sur un angle mort de la société française : l’exploitation du travail de l’étudiant-e chercheur/euse par les directeur/trice-s de recherche et l’institution ; le mépris de ce travail car il n’est pas l’œuvre d’un pair.
L’étudiant-e chercheur/euse est soumis-e à l’arbitraire discrétionnaire de son/sa directeur/trice de recherche qui lui fait miroiter des perspectives ambitieuses avant de l’exclure (ou de le laisser exclure) impitoyablement du système universitaire.
L’étudiant-e chercheur/euse exclu-e se trouve confronté-e à un mur de silence : l’institution exclut, mais elle ne dit jamais pourquoi.

lundi 16 février 2015

"La misère des voix vulgaires"

C'est l'histoire de Mickaëlle, qui rejoint les marches de l'empire pour fuir la misère des voix vulgaires
Et des bris d'verres
Faits par son père
Et par sa mère

Pendant ce temps-là, la panthère, et tous les personnages de l'histoire, ont quitté, on le rappelle, le CREA'tif, devenu dès lors sans âme, car il a perdu son "'tif".
Pour celles et ceux qui seraient un chouilla perdu.e.s dans le côté labyrinthique de l'histoire, l'épisode qui narre ce départ, et le franchissement de la porte des Alpes, ainsi que du rideau de branches de saule, c'est par ici, et ça s'intitule "le reniement".
Comme j'ai mis moi même quelques temps à retrouver le fil (ténu !) de la narration, je vous conseille de relire cet épisode du reniement, avant de passer à l'écrit ci-dessous.



dimanche 1 février 2015

A Lyon 2, on reste Charlie ? Chronique d'une falsification annoncée.

"Aujourd'hui, se taire, c'est une trahison"


La bande audio ci-dessous est un extrait des questions posées suite à la conférence annoncée par le président de Lyon 2 dans le cadre de la journée "rester Charlie" du 28 janvier 2015.

Le début de cette conférence avait été investi par les étudiant.e.s en lutte pour y lire ceci :




L'action s'était bien passée...la conférence put commencer, et était presque finie, quand...


samedi 10 janvier 2015

A l'occasion du massacre des 7 et 8 janvier 2015 : retour sur la mort d'Oussama Ben Laden, 2011

RIP

Cabu, dessinateur
Wolinski, dessinateur un peu machiste à mon goût, mais bon...je ne pourrai plus cracher sur ses nouveaux dessins puisqu'il est mort...
Charb, dessinateur
Tignous, dessinateur
Honoré, dessinateur
Oncle Bernard, chroniqueur économiste
Elsa Cayat, chroniqueuse
Mustapha Ourrad, correcteur
Michel Renaud, invité de Charlie Hebdo
Frédéric Boisseau, agent de maintenance et d'accueil
Franck Brinsolaro, policier, chargé de la protection de Charb
Ahmed Merabet, policier du commissariat du 11e arrondissement de Paris

Tou.te.s morts pour avoir fait leur travail.



RIP

Leurs jeunes assassins, qui n'accordaient plus valeur ni à la vie de leurs victimes, ni même à la leur, face à la défense d'une Cause qu'ils estimaient juste.

Que Dieu, Allah, encore nommé Jéhovah dans le Livre duquel ils se réclamaient contre d'autres alors que Mahomet leur expliquait que c'était, justement, un seul Livre, leur pardonne cette erreur aux conséquences atroces, s'il veut bien exister un instant pour ce faire...

RIP

Clarissa Jean-Philippe, policière décédée lors de la fusillade de Montrouge
Les otages du magasin kasher de Vincennes
Yoav HATTAB
Philippe BRAHAM
Yohan COHEN
François-Michel SAADA
présumés juifs, et décédés dans la fusillade qui a eu lieu au début de la prise d'otages.


RIP

Leurs jeunes assassins, qui n'accordaient plus valeur ni à la vie de leurs victimes, ni même à la leur, face à la défense d'une Cause qu'ils estimaient juste.

Que Dieu, Allah, encore nommé Jéhovah dans le Livre duquel ils se réclamaient contre d'autres alors que Mahomet leur expliquait que c'était, justement, un seul Livre, leur pardonne cette erreur, s'il veut bien exister un instant pour ce faire...

RIP

Clément Méric, étudiant, antifasciste, tué par Esteban Morillo, skinhead, agent de sécurité.
Rémi Fraisse, botaniste écolo, tué par la violence d'Etat qui a remplacé, en France par exemple, aujourd'hui, le débat démocratique sur les grands projets.

Vous n'avez pas eu de deuil national, mais de la boue sur vos dépouilles en guise d'obsèques, à la télé et dans les journaux.
La honte soit sur ceux et celles qui ont sali vos noms alors que vous ne pouviez plus vous défendre, étant morts.



RIP

Wissam, décédé début 2012 à Clermont Ferrand, après neuf jours de coma faisant suite à son interpellation policière "musclée". Des muscles policiers, et une technique physique dite du "pliage", qui lui ont été fatals... le "pliage" est la cause de la majorité des décès lors d'interpellations policières. Ceci devrait poser question, à moins qu'on estime que certaines vies sont dénuées de valeur au point de ne pas s'en soucier dans ce pays ?

Zyed et Bouna,

Morts dans un transformateur électrique en 2005 parce que la police leur faisait peur pour la raison que trop souvent, dès qu'elle voyait leurs tronches, elle les regardait comme beaucoup d'autres français.es, pas policiers mais parfois propriétaires, employeurs, etc, le font aussi : en les cataloguant "racaille incivile" et "voleur" simplement parce qu'ils avaient une tronche d'arabe résidant dans une banlieue pauvre.


Et tous les autres, morts pour rien parce que des fonctionnaires - mais aussi des propriétaires, des employeurs, etc - n'ont accordé aucune valeur, ou une valeur négligeable, à leur vie.

Vous n'avez pas eu de deuil national, mais de la boue sur vos dépouilles en guise d'obsèques, à la télé et dans les journaux.
La honte soit sur ceux et celles qui ont sali vos noms alors que vous ne pouviez plus vous défendre, étant morts.



Les derniers noms cités dans cette liste ne sont pas les moins importants...


Ci-dessous, un extrait du courriel du 10 juillet 2011, ayant pour objet :

dimanche 7 décembre 2014

Le "vivre ensemble" au travail, et sa trahison...

« Alors que les directions d’entreprise persistent à ne voir que des drames individuels, le psychiatre Christophe Dejours souligne le rôle délétère des organisations du travail qui ont déstructuré le « vivre ensemble ».
Comment en vient-on à tolérer l’intolérable, le sort des chômeurs, des nouveaux pauvres, mais aussi des conditions de travail qui mettent en danger notre santé mentale ? », c’est la question qui sert de fil conducteur aux travaux de Christophe Dejours.

Un fil conducteur qui m’intéresse. Comment en vient-on à tolérer des situations intolérables, sur son lieu de travail ?

(...)




jeudi 4 décembre 2014

Parrêsia


I - Le discours dominant

Extrait d'une expertise psychiatrique :

"Sophie PERRIN présente manifestement une pathologie [...termes savants expliquant que l'auteure des présentes lignes est complètement délirante, et que tout ce qui lui a été infligé au nom de l'université Lyon 2, c'est dans sa tête que ça se passe...], une psychorigidité, une tendance à l'obstination, à l'orgueil et au mépris." (Marc Lavie, expert psychiatre à Lyon)



Extrait d'un article sur la situation à Lyon 2, en novembre 2007 :

"La présidence de l'Université Lumière (Lyon II) a annoncé jeudi 15 novembre qu'elle avait décidé "de fermer temporairement" ses deux campus jusqu'à lundi 12h. Le campus de la Porte des Alpes, bloqué depuis lundi par une centaine d'étudiants qui protestent contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités, a été fermé dans la matinée de jeudi pour permettre aux personnels administratifs qui s'efforçaient de demeurer à leur poste "dans des conditions de travail et de sécurité difficilement admissibles" de rentrer chez eux, explique la présidence de l'université. (...) De surcroît les dégradations s'accroissent. Ce blocage et cette violence faite au personnel sont intolérables", peut-on encore lire dans le communiqué." (Source : nouvel Obs).


Extrait du discours de Brice Hortefeux du 20 octobre 2010 :

"J'en appelle d'abord à la responsabilité des parents afin de mettre en garde leurs enfants contre les risques physiques et pénaux qu'ils encourent en les laissant entraînés dans de tels mouvements.
J'en appelle à la responsabilité de tous. Il est temps de mettre fin aux blocages de dépôts de carburant. Il est temps de mettre un terme aux violences et à des débordements inacceptables.
Chacun doit bien en être convaincu :
nous ne laisserons pas bloquer le pays ;
nous ne laisserons pas les voyous impunis." (source : http://discours.vie-publique.fr/notices/103002255.html )


II - Le discours de Michel Foucault

« La parrêsia est donc, en deux mots, le courage de la vérité chez celui qui parle et prend le risque de dire, en dépit de tout, toute la vérité qu’il pense, mais c’est aussi le courage de l’interlocuteur qui accepte de recevoir comme vraie la vérité blessante qu’il entend » 

samedi 29 novembre 2014

Manifestation contre le FN du 29 novembre 2014, à Lyon : un compte rendu

La voix off - Lecteur, lectrice, le 29 et 30 novembre 2014, à Lyon, avait lieu le 15e congrès du Front National, à la Cité Internationale, à Lyon.

La cité internationale, à Lyon



Un manifestant - C'est pour ça que nous, on a appelé à une manif "offensive contre le FN", le 29 novembre (un samedi) à Lyon.



Un RG - C'est pour ça que nous, on a bien préparé les choses.




La commissaire responsable du maintien de l'ordre dans la ville de Lyon, remasterisée par la voix off - Oui. On y a mis le paquet. Parce que bon, les anarcho-autonomes terroristes et les blacks blocs qui ne respectent ni les biens ni les personnes, on va les calmer vite fait.








Un autre manifestant - Nous, on a appelé à une grande manif pacifique et unitaire et nationale, à Lyon, contre le FN.



Le RG - Précisons qu'un seul et unique parcours a été déposé à la Préfecture...

Moi - J'arrive à la manif vers 15h30 (son départ était prévu de Jean Macé à 14h).
Je sors du métro à Saxe Gambetta, et vois au loin, direction Jean Macé, les gyrophares des camionnettes de gendarmerie mises devant la manif : c'est bon, je les attends là.