Bienvenue sur ce blog. Pour suivre le fil de l'histoire si vous n'êtes jamais venu.e, le mieux est de cliquer sur le libellé « Présentation et entrée en scène des personnages importants de l'histoire ». Vous pouvez ensuite bifurquer par exemple vers « la Geste de Lyon 2 », « 22 les v'là - tonfa company story », « Autofiction », ou encore feuilleter les saynètes de votre choix dans « Les saynètes du crea'tif ».

Ou bien aller fureter, selon vos goûts et envies, dans les libellés thématiques : « Anthropologie », « Réflexions théoriques », « Micro-histoire (microstoria) », « Plaint'if : la plainte de Lyon 2 », « Revendica'tif », « Féminisme », ou encore « Etre victime ? Débat sur "l'être victime" et ses parcours - à partir de l'exemple de l'inceste ».

Tous les libellés sont visibles plus bas dans la page, colonne située sur votre droite.
Bien sûr, n'oubliez pas de commencer par les billets du bas de l'écran.


Bonne lecture à vous, espérant qu'elle vous sera plaisante.

jeudi 30 juillet 2015

André Tiran, la confiance, et notre imaginaire du mal...

Le courriel ci-dessous reproduit a été mis comme pièce à charge dans le dossier pénal constitué contre son auteure, Sophie Perrin. Il est censé y illustrer sa violence, sa virulence, sa volonté de harcèlement moral envers l’université Lyon 2 et/ou ses membres, etc, par l’envoi « de centaines de messages électroniques à une liste mail constituée de centaines de destinataires ». Il constitue ainsi les pages 126 à 152 d’un dossier de 200 pages de ces insupportables courriels qu’il faut à tout prix faire cesser, soit 13,0% de ce dossier, ce qui, cumulé avec les pièces précédentes, nous mène à 37,5% de ce volume.
    Ca, une pièce à charge ? Des propos condamnables pénalement ?
    Que mon public juge, sur pièce, encore une fois.



Courriel du lundi 15 novembre 2010, 16h16

Bonjour,

Aujourd’hui, nous accueillons plusieurs nouvelles personnes ici.
Il sera également beaucoup question d’une personne déjà membre du groupe depuis quelques temps : André Tiran.
En effet, il fut ajouté discrètement, incognito, le 11 septembre 2010.

De mauvaises langues pourraient y voir un signe, mais à cet instant, je fais remarquer que
1)      il s’agit de 2010, à ne pas confondre avec 2001 : nous sommes dans un système numéral de position (légué par les arabes, merci à eux.elles pour ce don inestimable), donc « 10 » n’a rien à voir avec « 01 », sauf pour les mauvaises langues, qui sont priées de se taire, merci.
2)      Le 11 septembre, c’est non pas une date en soi, comme cela l’a été, sinistrement, en 2001, mais une date qui est un lendemain. Ici, en l’occurrence, lendemain d’une non rencontre, puisqu’un « entretien » était censé avoir lieu pour tenter de solutionner une situation (ma situation), mais il n’a eu d’entretien que le nom. Par suite, j’ai décidé de convier André Tiran dans un espace plus collectif, pour plus d’échanges peut-être, dès le lendemain donc : dans le présent groupe, qui depuis a même acquis un nom, le CREA'tif.

Les mauvaises langues se tenant désormais coites, je peux ajouter que si elles ont pu si longtemps parler, c’est parce que la coutume, qui veut qu’on présente les nouveaux arrivant.e.s, n’avait, dans ce cas précis, pas été respectée.

vendredi 22 mai 2015

Lettre ouverte d’anciens étudiants de l’Université Lyon 2 sur les pratiques répressives des présidences successives



Ancien-ne-s étudiant-e-s de l’Université Lyon 2, nous avons eu à connaître, dans le cadre d’activités militantes, plusieurs des équipes présidentielles qui se sont succédé dans la période des dix dernières années à la tête de l’institution. Nous avons eu à subir, à des moments différents, et à l’initiative de responsables différents, des méthodes de surveillance et de répression qui se sont, à chaque fois, soldées par un nouveau discrédit pour les dirigeants du moment.

Vidéos, articles de presse, jugements des tribunaux relaxant des personnes mises en cause injustement et divers autres documents en attestent : ni la destruction de locaux associatifs et syndicaux, ni la destruction du matériel d’autrui, ni le fichage illégal, ni la prise d’arrêtés visant à proscrire l’entrée du campus à une étudiante sans respecter le principe du contradictoire, ni l’emploi brutal de la force par des agents de sécurité privés lourdement armés, ni le signalement aux services de police sur la base de faits imputés calomnieusement à telle ou tel militant-e connu-e n’ont par le passé fait reculer les présidences successives. Ces faits répétés, qui témoignent du climat très particulier de l’Université Lyon 2, ne doivent pas être passées sous silence. Nous sommes prêts à en constituer l’historique, documents à l’appui. Car ce climat, cet historique, éclairent d’une lumière toute différente les allégations de la Présidence en matière de répression.

mardi 21 avril 2015

Saint-Jean, Vieux Lyon


C’est en 1978, par là.
Dans mon quartier,
Y’a des pavés
Pas encore scellés
On s’y prend les pieds.

Dans mon quartier,
Y’a le livreur de charbon, qui passe et pose sa cargaison en bas, dans un grand coffre, dans lequel mes parents vont puiser pour se chauffer, nous chauffer, avec le poële à charbon.
Il amène sur lui, avec lui et après lui, des traces de suie.
Mon quartier est un quartier noir.

C’est en 1978, par là.
Dans mon quartier,
Y’a des pavés
Pas encore scellés
On s’y prend les pieds.
Dans mon quartier,
Y’a des murs
Ils sont pas blancs comme maintenant. Ils sont noirs. D’un noir de suie.
Comme le charbonnier qui vient d’passer.

mardi 24 mars 2015

Lettre ouverte à Madame le Procureur de la République


Merci à chacun.e de relayer et diffuser autant qu'il.elle le souhaitera cette lettre sur les espaces où il.elle a accès : elle nécessite ce concours de votre part, pour être efficace ainsi. Les like ne la diffuseront pas à eux seuls...
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Chère Madame (1),

Vous m’avez fait inculper un 11 juin 2011, parce que la veille, j’avais scotché des affiches faisant l’historique des mouvements étudiants et de leurs répressions sur Lyon 2 depuis 2007 sur un mur situé dans l’enceinte de l'université Lyon 2.
Lyon 2 vous a alors vraisemblablement téléphoné pour se plaindre, et vous avez décidé d’agir...

J’ai pris connaissance de cette inculpation et j’ai signé ce papier le 24 juin 2011. Un vendredi.
Sur le papier, j’étais qualifiée, notamment, de « malveillante ».

Je suis sortie du commissariat et là, le monde est devenu une douleur sidérante, une morsure : celle de l’accusation injuste.


J’étais la victime et vous avez fait, par vos mots, de moi une coupable.

Vous avez été suivie par un tribunal à un juge dont l’huissier appariteur nous a dit, en discutant avec mon avocat : « vous n’avez pas de chance »…avant même le début de l’audience.
Je ne savais pas que la justice avait à voir avec la chance, plutôt qu’avec le juste.

Vous ne connaissez pas, Madame le Procureur, les nuits blanches de l’été 2011. Celles passées dans la rage impuissante face à l’inculpation qui vous cloue.

dimanche 8 mars 2015

Arts les murs présentent... "Violence ordinaire de l’université contemporaine"






Deux créations qui projettent un peu de lumière sur un angle mort de la société française : l’exploitation du travail de l’étudiant-e chercheur/euse par les directeur/trice-s de recherche et l’institution ; le mépris de ce travail car il n’est pas l’œuvre d’un pair.
L’étudiant-e chercheur/euse est soumis-e à l’arbitraire discrétionnaire de son/sa directeur/trice de recherche qui lui fait miroiter des perspectives ambitieuses avant de l’exclure (ou de le laisser exclure) impitoyablement du système universitaire.
L’étudiant-e chercheur/euse exclu-e se trouve confronté-e à un mur de silence : l’institution exclut, mais elle ne dit jamais pourquoi.

lundi 16 février 2015

"La misère des voix vulgaires"

C'est l'histoire de Mickaëlle, qui rejoint les marches de l'empire pour fuir la misère des voix vulgaires
Et des bris d'verres
Faits par son père
Et par sa mère

Pendant ce temps-là, la panthère, et tous les personnages de l'histoire, ont quitté, on le rappelle, le CREA'tif, devenu dès lors sans âme, car il a perdu son "'tif".
Pour celles et ceux qui seraient un chouilla perdu.e.s dans le côté labyrinthique de l'histoire, l'épisode qui narre ce départ, et le franchissement de la porte des Alpes, ainsi que du rideau de branches de saule, c'est par ici, et ça s'intitule "le reniement".
Comme j'ai mis moi même quelques temps à retrouver le fil (ténu !) de la narration, je vous conseille de relire cet épisode du reniement, avant de passer à l'écrit ci-dessous.



dimanche 1 février 2015

A Lyon 2, on reste Charlie ? Chronique d'une falsification annoncée.

"Aujourd'hui, se taire, c'est une trahison"


La bande audio ci-dessous est un extrait des questions posées suite à la conférence annoncée par le président de Lyon 2 dans le cadre de la journée "rester Charlie" du 28 janvier 2015.

Le début de cette conférence avait été investi par les étudiant.e.s en lutte pour y lire ceci :




L'action s'était bien passée...la conférence put commencer, et était presque finie, quand...


samedi 10 janvier 2015

A l'occasion du massacre des 7 et 8 janvier 2015 : retour sur la mort d'Oussama Ben Laden, 2011

RIP

Cabu, dessinateur
Wolinski, dessinateur un peu machiste à mon goût, mais bon...je ne pourrai plus cracher sur ses nouveaux dessins puisqu'il est mort...
Charb, dessinateur
Tignous, dessinateur
Honoré, dessinateur
Oncle Bernard, chroniqueur économiste
Elsa Cayat, chroniqueuse
Mustapha Ourrad, correcteur
Michel Renaud, invité de Charlie Hebdo
Frédéric Boisseau, agent de maintenance et d'accueil
Franck Brinsolaro, policier, chargé de la protection de Charb
Ahmed Merabet, policier du commissariat du 11e arrondissement de Paris

Tou.te.s morts pour avoir fait leur travail.



RIP

Leurs jeunes assassins, qui n'accordaient plus valeur ni à la vie de leurs victimes, ni même à la leur, face à la défense d'une Cause qu'ils estimaient juste.

Que Dieu, Allah, encore nommé Jéhovah dans le Livre duquel ils se réclamaient contre d'autres alors que Mahomet leur expliquait que c'était, justement, un seul Livre, leur pardonne cette erreur aux conséquences atroces, s'il veut bien exister un instant pour ce faire...

RIP

Clarissa Jean-Philippe, policière décédée lors de la fusillade de Montrouge
Les otages du magasin kasher de Vincennes
Yoav HATTAB
Philippe BRAHAM
Yohan COHEN
François-Michel SAADA
présumés juifs, et décédés dans la fusillade qui a eu lieu au début de la prise d'otages.


RIP

Leurs jeunes assassins, qui n'accordaient plus valeur ni à la vie de leurs victimes, ni même à la leur, face à la défense d'une Cause qu'ils estimaient juste.

Que Dieu, Allah, encore nommé Jéhovah dans le Livre duquel ils se réclamaient contre d'autres alors que Mahomet leur expliquait que c'était, justement, un seul Livre, leur pardonne cette erreur, s'il veut bien exister un instant pour ce faire...

RIP

Clément Méric, étudiant, antifasciste, tué par Esteban Morillo, skinhead, agent de sécurité.
Rémi Fraisse, botaniste écolo, tué par la violence d'Etat qui a remplacé, en France par exemple, aujourd'hui, le débat démocratique sur les grands projets.

Vous n'avez pas eu de deuil national, mais de la boue sur vos dépouilles en guise d'obsèques, à la télé et dans les journaux.
La honte soit sur ceux et celles qui ont sali vos noms alors que vous ne pouviez plus vous défendre, étant morts.



RIP

Wissam, décédé début 2012 à Clermont Ferrand, après neuf jours de coma faisant suite à son interpellation policière "musclée". Des muscles policiers, et une technique physique dite du "pliage", qui lui ont été fatals... le "pliage" est la cause de la majorité des décès lors d'interpellations policières. Ceci devrait poser question, à moins qu'on estime que certaines vies sont dénuées de valeur au point de ne pas s'en soucier dans ce pays ?

Zyed et Bouna,

Morts dans un transformateur électrique en 2005 parce que la police leur faisait peur pour la raison que trop souvent, dès qu'elle voyait leurs tronches, elle les regardait comme beaucoup d'autres français.es, pas policiers mais parfois propriétaires, employeurs, etc, le font aussi : en les cataloguant "racaille incivile" et "voleur" simplement parce qu'ils avaient une tronche d'arabe résidant dans une banlieue pauvre.


Et tous les autres, morts pour rien parce que des fonctionnaires - mais aussi des propriétaires, des employeurs, etc - n'ont accordé aucune valeur, ou une valeur négligeable, à leur vie.

Vous n'avez pas eu de deuil national, mais de la boue sur vos dépouilles en guise d'obsèques, à la télé et dans les journaux.
La honte soit sur ceux et celles qui ont sali vos noms alors que vous ne pouviez plus vous défendre, étant morts.



Les derniers noms cités dans cette liste ne sont pas les moins importants...


Ci-dessous, un extrait du courriel du 10 juillet 2011, ayant pour objet :