Bienvenue sur ce blog. Pour suivre le fil de l'histoire si vous n'êtes jamais venu.e, le mieux est de cliquer sur le libellé « Présentation et entrée en scène des personnages importants de l'histoire ». Vous pouvez ensuite bifurquer par exemple vers « la Geste de Lyon 2 », « 22 les v'là - tonfa company story », « Autofiction », ou encore feuilleter les saynètes de votre choix dans « Les saynètes du crea'tif ».

Ou bien aller fureter, selon vos goûts et envies, dans les libellés thématiques : « Anthropologie », « Réflexions théoriques », « Micro-histoire (microstoria) », « Plaint'if : la plainte de Lyon 2 », « Revendica'tif », « Féminisme », ou encore « Etre victime ? Débat sur "l'être victime" et ses parcours - à partir de l'exemple de l'inceste ».

Tous les libellés sont visibles plus bas dans la page, colonne située sur votre droite.
Bien sûr, n'oubliez pas de commencer par les billets du bas de l'écran.


Bonne lecture à vous, espérant qu'elle vous sera plaisante.

mardi 26 février 2013

Liliane Daligand ? épisode n°2


Le courriel ci-dessous reproduit a été mis comme pièce à charge dans le dossier pénal constitué contre son auteure, Sophie Perrin. Il est censé y illustrer sa violence, sa virulence, sa volonté de harcèlement moral envers l’université Lyon 2 et/ou ses membres, etc, par l’envoi « de centaines de messages électroniques à une liste mail constituée de centaines de destinataires ». Il constitue ainsi les pages 17 à 29 d’un dossier de 200 pages de ces insupportables courriels qu’il faut à tout prix faire cesser, soit 6,5% de ce dossier, pas moins.
Ca, une pièce à charge ? Des propos condamnables pénalement ?
Que mon public juge, sur pièce.


Courriel du 22 septembre 2010, 0h03
Objet : Ah, enfin du répondant !


Invitée temporaire du groupe : Liliane Daligand

C’est que jusqu’à présent, j’avais beau asticoter, critiquer, aiguillonner, voire pire, pincer, attaquer, y aller au bulldozer. Et bien dans un silence de mort, en retour, j’ai entendu juste la voix off, qui, je le rappelle, est une création de mon esprit, faite pour meubler le silence de mort et éviter un aspect trop monologue.

Le débat est donc ouvert par Francine, qu’il me faut vous présenter.

mercredi 6 février 2013

Le reniement (panthera uncia, suite)


Courriel du 12 septembre 2010
Objet : “le reniement”
(C'est, ici, la suite de l'histoire, qui n'a rien à voir avec nous comme cela a déjà été précisé).
Mais l’apothicaire persévère
Et les autres, autour,
La mine sévère
Obtempèrent
Obéissant
Aveuglément
Au maître.

Oubliant
Qu’il est stupide, parfois,
D’obéir au maître.

vendredi 25 janvier 2013

Liliane Daligand ?


Courriel du Lundi 20 septembre 2010, 21h54 (version intégrale après la coupure-résumé du début)
Objet : Liliane Daligand ?
 
[Suite au courriel du 16 septembre 2010, une de mes collègues de travail, inscrite sur la liste mail « CREA’tif », me répond, réponse que je retransmets au groupe, avec son autorisation. Dans ce courriel du 16 septembre 2010, était cité un passage de mes travaux de recherche, où je critiquais âprement certains positionnements d’une personne bien connue à Lyon et environs : Liliane Daligand, psychiatre, spécialisée en médecine légale, et qui a écrit plusieurs ouvrages concernant la lutte contre les violences sexuelles incestueuses – qu’elle appelle, elle, « l’inceste ».
Ce mail est rédigé sous la forme du témoignage sur une expérience vécue, sur un parcours, et aussi, toujours sur le mode du témoignage, consiste en une analyse critique de ce qui construit, dans la société, ce parcours précis.
Ma collègue prend la défense de Liliane Daligand, dont les écrits ont alors récemment été « chahutés » par moi sur ma liste mail : ]
 
 
Elle m'explique combien Liliane Daligand a été performante dans son rôle professionnel d'experte, vis à vis d'une personne très proche d'elle.
Liliane Daligand a aidé cette personne à porter plainte, a trouvé dans ses autres patients une victime de viol qui ne connaissait pas son violeur, et ledit violeur avait les mêmes façons de procéder. Et au final, cela a permis d'identifier ce violeur comme étant également le violeur de l'autre.
Bref, Liliane Daligand, conclut ma collègue, est une femme hors pair. J'ajoute que manifestement, elle a fait tout son possible pour mener au mieux l'affaire, bien loin des policier/e/s "spécialisé/e/s" auxquel/le/s j'ai eu affaire moi.

Liliane Daligand, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, est expert psychiatre, présidente d'une association de lutte contre les violences faites aux femmes, et mobilisée depuis longtemps dans ce que les membres de son réseau appellent "la lutte contre l'inceste" (et certain/e/s de prononcer, d'ailleurs, cela d'un étrange ton en vous regardant, comme si vous étiez vous-même une partie de "l'inceste" ... sympa, parfois, le réseau).

mardi 8 janvier 2013

L'arrivée de l'apothicaire (panthera uncia, suite)

"C'est la p'tite suite de l'histoire,
Qui n'a rien à voir
Ni avec vous ni avec moi."
 
Courriel du 10 septembre 2010, 12H32 (extrait)
Objet : arrivée de l'apothicaire


Tandis que l’once, rassasiée, s’est remise en boule pour dormir, veillant sur la peau et le venin du serpent, tout autour, l’étau se resserre, insensiblement.
Les gens en ont marre d’avoir peur.

Il faut régler le problème.
C’est à dire le supprimer, l’évacuer, l’exorciser. Le mettre dehors. Et vite.

C’est que ces gens ne savent, manifestement, pas faire grand’chose d’autre …

Des groupes se forment, et chuchotent : « nous ne voulons pas d’une terreur viking-shuar-Guillaume Tell et compagnie ». « Qui fait la loi ici ? C’est nous ! Et puis c’est tout. »

mercredi 26 décembre 2012

"Les grammaires du mépris : p'tite leçon de conjugaison..."


Mépris : sentiment par lequel on juge quelqu'un ou quelque chose condamnable, inférieur, indigne d'estime, d'attention.

Courriel du 16 septembre 2010, 18h25 (extrait)
Objet : les grammaires du mépris : p'tite leçon de conjugaison

[Le courriel commençait notamment par une présentation de Laurence Roulleau-Berger, sociologue à Lyon 2 spécialiste notamment de la Chine, et de Michel Agier, anthropologue ayant étudié le traitement réservé aux réfugié.e.s, notamment dans les camps ouverts à leur destination.
L’expression « grammaires du mépris » a pour auteure Laurence Roulleau-Berger, au cours d’un séminaire qui venait de se dérouler alors, et où Michel Agier fut également intervenant.

Concrètement, mon présent billet comporte donc trois parties :

- un début général sur les "grammaires du mépris", mais qui vient très rapidement sur la police. J'y ai fait un ajout assez massif, entre crochets, car je pense que mon point de vue de l'époque était surtout de la langue de bois médiocre, et injustement blessante pour la profession visée. Je rectifie donc mon erreur en complexifiant le propos via ces ajouts. Les remarques des un.e.s et des autres sont bien sûr les bienvenues dans les commentaires (dans le respect de toutes les personnes fréquentant le blog, bien sûr).

- une deuxième partie évoque, via une citation de mon travail d'anthropologie de master, la question d'un autre mépris : celui qui, en qualifiant la "Science", par exemple psychiatrique et expertale psychiatrique, disqualifie et même stigmatise toute autre parole. En particulier toute autre parole...jeune, stagiaire, et, pis, ayant été victime d'agressions sexuelles incestueuse, donc "subjective" sur le sujet, face à "l'Objectivité" de "la Science"...ah l'expertise psychiatrique, gonflée comme un bibendum michelin ?
Je me propose ici d'aider à la dégonfler quelque peu, parce que la modestie...

...lui siéra mieux.

- une troisième partie revient sur ce qui se passe, pendant ce temps, pour la parole des personnes ayant été victimes d'inceste, une fois devenues adultes, en France, au 21e siècle : interdites de parole par la loi elle-même, car "prescrites"...et cela ne pose problème à personne ?
Cela devrait, pourtant, car comme le montre la recherche citée, les conséquences sont importantes et graves.

Mais commençons par le séminaire...]

jeudi 29 novembre 2012

Panthera uncia : "pedigree"

Courriel du 9 septembre 2010, 21h53 (version intégrale)
Objet : Pedigree.
Cher lecteur, chère lectrice,
Avant de passer à la scène suivante,
De l’histoire fictive qui n’a rien à voir
Avec nous, toi, moi, et les autres, comme cela a déjà été signifié,

Il me faut te narrer
Le pedigree
De la bête. Ce, afin de couper cours aux rumeurs, déjà énumérées, qui circulent sur cet être,
Dans l’université.

Las, eh oui, cela signifie
Que nous allons encore devoir franchir
L’entrée de ce lieu
Inhospitalier
Perdu au milieu de la brousse,
Que dis-je, la cambrousse,

mercredi 14 novembre 2012

"Refrain"

Courriel du 18 août 2010

Objet : Entracte, ou refrain.



Comme en écho à la fin qui fait du bien :
 
un extrait de L'histoire sans fin.
 
"La petite impératrice lut ce qui était en train de s'écrire, et c'était précisément ce qui se passait à l'instant même, à savoir : "la petite impératrice lut ce qui était en train de s'écrire...".

"Tu notes tout ce qui arrive, dit-elle.
- Tout ce que je note arrive", fut la réponse. (...)
- Toi et moi, demanda-t-elle, et tout le pays fantastique - tout est consigné dans ce livre ?"

Il écrivit et en même temps elle perçut sa réponse :


samedi 20 octobre 2012

L'once arrive à Lyon 2...

Courriel du 27 août 2010, 17H49
 
L’once est, tout comme un autre protagoniste important de l'histoire à laquelle plein de monde me dit ne rien comprendre, elle aussi, revenue du désert.
 Entre ses crocs, une peau de vipère, et… le précieux venin, bien sûr.

Trottinant par monts et par vaux, l’once arrive dans ce pays aux odeurs étranges, pas très agréables à vrai dire.
 Ce pays où certaines personnes l’ont traitée de « bohémienne ».






dimanche 7 octobre 2012

"L'enfant héroïque" : récit


L’enfant héroïque
 
 
 
C’est un matin comme tous les matins.
Gris.
Il faut se lever, vivre hélas. Vivre : se lever est si lourd. Le réel, le poids du réel, le poids d’une vie. Une vie de quoi ? huit ans d’âge, peut-être, ou neuf.

L’enfant héroïque prend son courage à deux mains et, puisqu’il le faut bien, se lève.