Bienvenue sur ce blog. Pour suivre le fil de l'histoire si vous n'êtes jamais venu.e, le mieux est de cliquer sur le libellé « Présentation et entrée en scène des personnages importants de l'histoire ». Vous pouvez ensuite bifurquer par exemple vers « la Geste de Lyon 2 », « 22 les v'là - tonfa company story », « Autofiction », ou encore feuilleter les saynètes de votre choix dans « Les saynètes du crea'tif ».

Ou bien aller fureter, selon vos goûts et envies, dans les libellés thématiques : « Anthropologie », « Réflexions théoriques », « Micro-histoire (microstoria) », « Plaint'if : la plainte de Lyon 2 », « Revendica'tif », « Féminisme », ou encore « Etre victime ? Débat sur "l'être victime" et ses parcours - à partir de l'exemple de l'inceste ».

Tous les libellés sont visibles plus bas dans la page, colonne située sur votre droite.
Bien sûr, n'oubliez pas de commencer par les billets du bas de l'écran.


Bonne lecture à vous, espérant qu'elle vous sera plaisante.

mardi 29 octobre 2013

Verdict du procès d’appel de Sophie Perrin : Lyon 2 déboutée de sa plainte

Bonjour,

Je remercie tous ceux et toutes celles qui sont venu.e.s (moins de 10 personnes pour ce rendu de verdict, mais c’était important en tant que soutien moral, qu’elles soient là, pour moi dans ce type de moment).

Le verdict est le suivant : Lyon 2 est cette fois totalement déboutée de sa plainte contre moi.
En revanche, sur l’inculpation d’appels téléphoniques malveillants, issue elle de la plainte de Marie-Carmen Garcia associée à celle de Lyon 2, la 4e Chambre correctionnelle d’Appel a fait le choix de croire Marie Carmen Garcia, sociologue à Lyon 2 (et maintenant en mutation-promotion à Toulouse), sans l’ombre d’une preuve réelle.
La Cour aurait-elle du mal à entendre que la piétaille peut être innocente face à un.e accusateur.trice socialement haut situé.e ? Pense-t-elle que le mal vient forcément de la piétaille, et jamais des puissants ? Peut-être bien...
Sur ce dernier point du verdict, je suis en train de voir les possibilités de cassation avec mon avocat.

En me souvenant des « conseils avisés » reçus de camarades et d’ami.e.s, autour du thème « tu ne devrais pas faire appel, c’est suicidaire vu ce qu’est la Cour d’Appel à Lyon : tout ce que tu risques, c’est d’empirer ton verdict ! », sans compter les, violents pour moi, « mais ça pourrait t’être profitable, non, de consulter un.e psy comme ils te condamnent à devoir le faire, vu comme tu vas mal ? », je suis plutôt satisfaite de cette victoire même si elle reste en demi-teinte.

vendredi 25 octobre 2013

Samedi 2 novembre 2013 : art, engagement, médiation - débat, musiques et textes déclamés - avec FOUTOU'ART, et ses célèbres mouches à merde !

Le 2 novembre, venez vous amuser avec l'équipe du Foutou'Art au bar De l'autre côté du Pont ( 25, Cours Gambetta - 69003 Lyon )

Et comme une bonne affiche vaut mieux que de longs discours :


Vous voulez en savoir plus sur le foutou'art, qui partage avec le CREA'tif...hmmm...comment dire...comme un art de l'apostrophe ( " ' " !), chacun ayant son style bien à lui d'apostrophe ?

Ils ont même une page qui s'intitule "Mais c'est quoi foutou'art ???", grâce à laquelle vous saurez tout sur les fouteurs de bordel et leurs allié.e.s !

Le CREA'tif est régulièrement invité par le foutou'art à déclamer ses textes, c'est un peu pour ça qu'en retour, on a envie de les inclure dans "les invité.e.s du CREA'tif (ou d'autres îles de l'archipel en résistance)", et qu'on relaie leurs initiatives.
Et puis aussi, il faut bien l'avouer, parce qu'on kiffe trop leurs mouches à merde...modèles uniques, 100% faits main à chaque fois, venez demander qu'on vous en dédicace une !

lundi 21 octobre 2013

Le 25 octobre 2013 : rendu du verdict pénal d’appel dans l’affaire Sophie Perrin / université Lyon 2

En juin 2010, Sophie, salariée en reprise d’études depuis 2006 à Lyon 2, et par ailleurs élue syndicale en Conseil de faculté à la date de son éviction, soutient son mémoire de recherche en anthropologie noté 18/20 et qui sera de surcroît primé par la CNAF : elle obtient son master 2 (DEA) d’anthropologie, mention très bien. Contre toute attente, elle est évincée de l'accès en thèse dans sa faculté.


C’est la protestation de Sophie contre cette injustice, par voie de mails et d'affiches citant des extraits de ses travaux en les reliant à l'actualité, que la direction de l'université d’alors va tenter de faire taire.
D'abord par une censure (illégale) de ces mails. En la décrivant constamment comme « folle » « violente » « menaçante » « harcelante ». En la poussant à bout.
Puis par un arrêté d'interdiction d'accès à l'université. Par une suggestion au maire de Lyon d’utiliser ses prérogatives d'hospitalisation psychiatrique d'office.
Et enfin, par la constitution d'un volumineux dossier pénal pour « harcèlement moral » envers l’université Lyon 2 et ses membres. Tout cela pour renverser les responsabilités, tenter de la décrédibiliser, la faire taire.

De manière structurelle, c’est l’absence de recours, de réels contre-pouvoirs institutionnels au sein de l’Université d’aujourd’hui, qui conduisent à cette normalisation des abus de pouvoir. Il suffit en fait de la décision unilatérale d’un.e responsable, pour qu’un.e étudiant.e lambda soit mis.e à l’index. Et considéré.e, s’il.elle conteste cette décision arbitraire, comme le.la réel fauteur de trouble.

dimanche 20 octobre 2013

Audience pénale d’appel de Sophie Perrin du 12 septembre 2013 : un compte rendu

"Olivier Forray, avocat de Sophie Perrin, explique qu’il est facile de mettre Sophie sur la touche. Qu’à l’université, à Lyon 2, certes on est tous potes, certes on fait copain-copain, mais qu’il y a la « sélection naturelle » (évoquée par Sophie dans un mail à propos de Columbine, et de la haine que cette sélection développe chez ses parias, qui deviendront meurtriers tout en portant, durant le massacre de Columbine, des T-shirts « natural selection », car ils adhéraient à ces théories eux-mêmes…).

Et la sélection naturelle, c’est la concurrence, pour les places en doctorat, pour les allocations de thèse. Ca fait pas de cadeaux. Sa plaidoirie devient alors une dénonciation en règle de la sélection en question, dans le cadre de l’Université. Une plaidoirie qui ne tente pas l’abord mielleux et opportuniste de la Cour, comme l’avait fait l’avocat de l’université par son vocabulaire et ses provocations. Une plaidoirie qui ne cède rien sur le fond de l’affaire."
 
Rendu du verdict le 25 octobre prochain, pour un procès qualifié par les personnes qui ont pu y assister de...bon procès (au sens ’’procès de qualité’’).
 
 

dimanche 13 octobre 2013

Projection - débat autour du film « Diaz, un crime d’Etat », par le collectif du 21 octobre

Le collectif du 21 octobre organise, lundi 21 octobre 2013 à 19h, une projection-débat du film Diaz au cinéma Le Zola, avec l’intervention de Checchino Antonini, journaliste et militant anti-répression italien.
Le procès de ces exactions policières s’est achevé, très récemment, par la condamnation de dizaines de personnes impliquées (policiers, médecins, gardiens de prison).
Bertrand Sayn, avocat chargé de la plainte déposée par le collectif concernant la « prison bellecour » du 21 octobre 2010, ainsi que des membres du collectif du 21 octobre, interviendront pour répondre aux questions autour des suites concernant le 21 octobre 2010.

Le film.

 
En 2001, pen­dant la der­nière jour­née du G8 de Gênes, quel­ques ins­tants avant minuit, plus de 300 poli­ciers pren­nent d’assaut l’école Diaz, à la recher­che des mili­tant(e)s du Black Bloc.



Dans l’établissement, se trou­vent quatre-vingt-dix mani­fes­tant.e.s et jour­na­lis­tes, majo­ri­tai­re­ment étranger.e.s, qui s’apprê­tent à passer la nuit à même le sol de l’école.
Alors que les forces de l’ordre font irrup­tion, les jeunes mili­tant.e.s lèvent les mains pour se rendre.

mercredi 2 octobre 2013

Ambiances urbaines comparées, et conséquences.

Un mot de mise au point de la part de Sophie Perrin


Chers lecteurs, chères lectrices, bonjour.

Je vous écris ici pour vous faire part de ma honte et de mon indignation face à ce que j'ai découvert très récemment, et qui est sur la photo ci-dessous.

Voici la dernière marque d'irrespect dont j'ai été victime :


 
La vitre photographiée est celle de l'ascenseur pour les personnes en situation de handicap, situé devant la BU du campus de l'université de Lyon 2 Bron.
L'autocollant qu'on n'arrive plus à lire, car il a été surcollé, est l'autocollant qui a été conçu par mon comité de soutien, et collé un peu partout dans la fac à son initiative.
Les autocollants qui le recouvrent, sont un autocollant "antifasciste Saint Etienne", et un autocollant "antifasciste" tout court (ce qui ne veut pas dire que ce sont des antifa qui les ont collés là, attention aux déductions trop rapides).
 
Je rappelle que la norme, dans le monde militant, c'est qu'on ne surcolle que nos adversaires. Ainsi, même l'UNEF n'a pas à subir de surcollages de la part de celles et ceux qui collent des autocollants antifascistes.

lundi 16 septembre 2013

Avé C : récit de la journée du 14 septembre 2013.



Le refrain. Principe.
« Tu notes tout ce qui arrive, dit-elle.
-Tout ce que je note arrive », fut la réponse.
C’était à nouveau cette voix grave, sourde, qu’elle avait perçue comme un écho de sa propre voix.
L’étrange, c’est que le vieillard de la montagne errante n’avait pas ouvert la bouche. Il avait transcrit ce qu’elle avait dit puis ses propres paroles, et elle les avait entendues, exactement comme si elle se souvenait qu’il venait de parler.
« Toi et moi, demanda-t-elle, et tout le pays fantastique – tout est consigné dans ce livre ? »
Il écrivit et en même temps elle perçut sa réponse :
« Ce n’est pas ça. Ce livre est le pays fantastique tout entier, y compris toi et moi.
-         Et où est ce livre ?
-         Dans le livre, fut la réponse qu’il nota.
-         S’agit-il seulement d’une image et de son reflet ? » demanda-t-elle.
Il écrivit, et elle l’entendit dire :
« Quelle image offre un miroir qui se reflète dans un autre miroir ? Le sais-tu, souveraine des désirs aux yeux d’or ? »
La petite impératrice resta silencieuse un moment pendant lequel le vieillard écrivit qu’elle se taisait.
Puis elle dit doucement : « j’ai besoin de ton aide.
-         Je sais, fut la réponse qu’il inscrivit.
-         Oui, déclara-t-elle, il le faut. Tu es la mémoire du pays fantastique et tu connais tout ce qui s’est passé jusqu’à cet instant. Ne pourrais-tu pas feuilleter ton livre et voir ce qui va arriver ?
-         Des pages blanches ! Fut la réponse. Je ne peux que regarder en arrière, voir ce qui est arrivé. Je pouvais le lire tandis que je l’écrivais. Et je le sais parce que je l’ai lu. Et je l’ai écrit parce que c’est arrivé. Ainsi l’histoire sans fin s’écrit-elle d’elle-même par ma main. » »



Dénoncer : verbe transitif, du latin « denunciare », de « nunciare » « annoncer, faire savoir ». Signaler comme coupable à la Justice, à l’autorité ou à l’opinion publique.


La voix off – Cher lecteur, chère lectrice, bonjour.
Ce jour, nous sommes chez « moi », qui reçoit un sms sur son portable.

vendredi 13 septembre 2013

La vérité sur mon action.


Un exemple novateur d’utilisation d’internet pour diffuser sa recherche

 
Pour répondre à mon éviction de la candidature aux allocations doctorales en juillet 2010, j’avais choisi de m’inspirer des méthodes de lutte non violentes, qui « ne recherche[nt] pas la négation ou la destruction de l’adversaire, mais la mise au jour de l’objet du conflit sans attenter à l’intégrité physique ou morale de la partie adverse ».

Le but était d'abord de visibiliser et dénoncer ma situation, de manière graduellement étendue.

J’ai ainsi envoyé par mail aux membres du jury des allocations doctorales le dossier de candidature qu’ils venaient de refuser aveuglément d’examiner.
Sans réponse, je leur ai ensuite envoyé des extraits de mes travaux de master, sous forme de « feuilleton ».
J’ai ajouté quelques nouveaux destinataires, tirés essentiellement de ma bibliographie (fournie), lorsque je discutais les travaux de ces chercheurs, à chaque nouveau courriel.

mardi 10 septembre 2013

Le 12 septembre : audience pénale d’appel décisive dans l’affaire Sophie Perrin / université Lyon 2


En 2012, Sophie Perrin, salariée en reprise d’études à Lyon 2 depuis 2006, a été condamnée à deux mois de prison en sursis mise à l’épreuve durant 18 mois, avec obligation de soins psychiatriques, l’expert ayant diagnostiqué un « délire de persécution » dont « la dimension revendicative et de combat est évidente » (sic).


Interdite, par ailleurs, de tout accès aux campus de Lyon 2 depuis fin novembre 2010 par arrêtés du président de cette université, c’est après deux ans et demi de cette exclusion physique que Sophie peut de nouveau y venir.

Ce, car ces arrêtés ont été annulés en appel par le tribunal administratif, le 7 mai 2013, en reconnaissance de l’illégalité caractérisée de leur mise en œuvre (non respect du contradictoire).

Cette situation infligée à Sophie Perrin constitue un précédent au sein du monde universitaire lyonnais.

Pourquoi ? Rappel des faits.

dimanche 1 septembre 2013

Le refrain : lui aussi, transformé en délinquant par la plainte portée au nom de Lyon 2 !


Eh oui, même le refrain de la présente histoire a été mis comme pièce à charge dans le dossier pénal constitué contre son auteure, Sophie Perrin. Il est censé y illustrer sa violence, sa virulence, sa volonté de harcèlement moral envers l’université Lyon 2 et/ou ses membres, etc, par l’envoi « de centaines de messages électroniques à une liste mail constituée de centaines de destinataires ». Il constitue ainsi les pages 89 à 91 d’un dossier de 200 pages de ces insupportables courriels qu’il faut à tout prix faire cesser, soit 1,5% de ce dossier, ce qui, cumulé avec les pièces précédentes, nous mène à 22% de ce volume.
    Ca, une pièce à charge ? Des propos condamnables pénalement ?
    Que mon public juge, sur pièce, encore une fois.